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COP 21 : session sur le renforcement du rôle des AMP en tant que solutions pour le climat

La contribution des aires marines protégées dans le domaine de la science et de la connaissance des changements climatiques

10/12/2015 Politique de la mer

Le 7 décembre, l'Agence des aires marines protégées, l’UICN, WCPA en partenariat avec l'UNESCO, le comité français de l'UICN et Blue Ventures ont organisé une session intitulée « Closing the loop strengthening the role of MPAs as climate solution, including through the use of climate finance » (“Le renforcement du rôle des AMP en tant que solutions pour le climat notamment grâce à l’utilisation de financements pour le climat”). Cet événement s'est déroulé avec la participation de la ministre de l'Écologie, Ségolène Royale, de S.A.S. le Prince ALBERT II de Monaco et de la Directrice Générale de l’UICN, Inger Endersen.

C'est Christophe Lefebvre, chargé des affaires européennes et internationales, qui est intervenu pour l'Agence des aires marines protégées.

Message à la COP 21

Le Partenariat des agences d’aires marines protégées a souhaité adresser un message à la COP21 pour affirmer que les aires marines protégées sont des outils clés dans la protection de la biodiversité marine et pour le maintien de la résilience, et qu’il faut aider les pays à progresser sur ces enjeux du changement climatique, en synergie avec les objectifs de la Convention sur la diversité biologique.

Investir plus dans les solutions basées sur l’océan nécessite plus de partenariats et plus de fonds dédiés. Les océans ont besoin d’un challenge international qui s’investisse dans la résilience.

Le challenge pour les océans et le climat sera au cœur des préoccupations du prochain Congrès mondial de la nature à Hawaï en 2016 et du 4ème Congrès international des aires marines protégées au Chili en 2017. Il sera également discuté lors de la CDB COP13 au Mexique l’année prochaine.

Le challenge pour les océans et le climat doit faire partie des futures négociations de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.

Selon le Partenariat des agences d'aires marines protégées, les réseaux d’aires marines protégées (AMP) ne peuvent pas stopper les changements climatiques. Ils peuvent cependant largement aider à s’y adapter et à en atténuer les effets. Les aires marines protégées doivent être considérées comme des solutions naturelles pour la résistance climatique grâce à la résilience des écosystèmes marins et côtiers.

Lorsque l’on aborde les changements climatiques, on parle en fait de trois axes principaux dans lesquels AMP, science et connaissance sont intimement liées, et dont les facteurs principaux à intégrer sont les variations dans le temps.

Axe 1 : la science et la connaissance sont à l’origine de l’instauration de réseaux d’AMP représentatifs et résilients

La connaissance, à la fois du fonctionnement des écosystèmes marins, et des impacts des changements climatiques, permet de désigner et de créer des aires marines protégées capables de préserver les services écosystémiques marins pour l’atténuation et l’adaptation aux changements climatiques et surtout de maintenir leur capacité de résilience.

Axe 2 : la science et la connaissance doivent permettre une gestion efficace des aires marines protégées face aux changements climatiques

  • Les plans de gestion d’AMP devraient également prendre en compte l’adaptation aux changements climatiques
  • La réponse aux changements climatiques par les réseaux d’AMP est renforcée si les autres facteurs de stress et leurs impacts cumulés sont réduits
  • Les outils, comme celui de la planification spatiale marine (PSM) par exemple, devraient être utilisés pour relever des défis de gestion plus importants tels que celui de parvenir au développement durable et à la préservation de la biodiversité tout en fournissant une adaptation aux changements climatiques et leur atténuation.

Axe 3 : les AMP, laboratoires et observatoires pour la connaissance des changements climatiques et solutions de mise en réseau scientifique à l’échelle nationale, régionale et internationale

  • Les AMP, quelles soient grandes ou petites, côtières ou hauturières, sont des observatoires pour l’étude de l’évolution des écosystèmes marins liée aux changements climatiques (température, acidification, pollution, mais également disparition d’espèces et dans le meilleur des cas changement d’espèces…). Les AMP permettent de fournir des données sur les impacts du climat, sur les migrations d’espèces liées au réchauffement des océans, sur l’évolution des habitats marins telle que le blanchiment des coraux
  • Les réseaux d’AMP peuvent s’échanger des données sur les impacts climatiques, partager leurs meilleures méthodes, leur savoir-faire et établir des approches scientifiques régionales et locales. Ils peuvent développer des stratégies communes pour la connectivité et des zones refuge en lien avec les problématiques de changements climatiques.

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