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Projet SURVEILLAMP : la technologie au service de la connaissance et du suivi des écosystèmes marins

Une des vocations principales de l’Agence des aires marines protégées est de contribuer au développement du réseau d’aires marines protégées (AMP) en collectant des données, en identifiant les zones à enjeux puis en accompagnant ou en menant la mise en gestion et le suivi écologique sur le long terme.

Le projet SURVEILLAMP, fruit de la collaboration entre le Pôle Mer Bretagne Atlantique, le Pôle Mer Méditerranée et l’Agence des aires marines protégées, s’inscrit parfaitement dans cette mission.

SURVEILLAMP vise à identifier et évaluer les outils technologiques qui aideront les gestionnaires d'AMP dans leur mission d’inventaire et de suivi d’espaces toujours plus vastes. Pour nourrir cette réflexion, un programme de démonstration de matériels en mer au profit des gestionnaires a été lancé. C’est le meilleur moyen d’évaluer les capacités des équipements en conditions réelles et d’envisager leur intégration dans les protocoles de suivi du milieu marin.

Favoriser la mise en relation des gestionnaires et des entreprises innovantes

Le projet SURVEILLAMP s’est construit en développant des relations étroites entre deux mondes qui se méconnaissaient : celui des gestionnaires naturalistes et celui des entreprises porteuses de technologies.

Une première étude a permis de recueillir les besoins des gestionnaires puis de cartographier les solutions disponibles dans les entreprises. Ce sont ainsi 200 « solutions technologiques répondant aux besoins des AMP » qui ont été recensées. Celles qui ont été jugées matures et prioritaires pour les gestionnaires ont été sélectionnées pour faire l’objet de démonstrations.

Les technologies mises à l’épreuve du terrain

Ces démonstrations se déroulent au sein même des espaces naturels protégés et tentent de répondre à des problématiques de suivi rencontrées localement. La communauté des gestionnaires d’AMP est invitée à y participer pour prendre connaissance de la technologie, assister voire participer à sa mise en œuvre et l’évaluer.

  • La première démonstration s’est tenue le 7 novembre 2013 dans le Parc marin de la Côte Bleue à Carry le Rouet. Il s’agissait d’explorer les fonds marins à l’aide d’un robot sous-marin filoguidé (mini-ROV) équipé d’une caméra et d'un système de positionnement sous-marin. Sur un site de récifs artificiels, les participants ont pu s’essayer au pilotage encadrés par les intervenants de la société Subsea Tech.
  • En Juin 2014, un échosondeur a été déployé dans la Réserve naturelle Nationale des Sept-Iles (Côtes d'Armor) pour évaluer les peuplements pélagiques et dresser des cartographies de la végétation sous-marine.

 

  • La semaine suivante, une bouée de monitoring acoustique a été expérimentée au sein du Parc naturel marin d'Iroise, au Conquet (Finistère). Celle-ci enregistre et analyse les sons propagés dans l’eau pour en extraire les signaux caractéristiques des mammifères marins et du trafic maritime.

 

  • En octobre 2014, l’Île-aux-Oiseaux, dans le bassin d’Arcachon, a été survolée par un mini-drone aérien avec, pour mission, de réaliser un inventaire des oiseaux marins et de cartographier leurs habitats.

 

  • C'est au sein de la Réserve Naturelle Marine de Cerbère-Banyuls qu’a eu lieu la démonstration d’un mini-rov pour l’inspection des fonds marins.

Des perspectives

A l’issue des démonstrations, les gestionnaires statuent sur la pertinence des solutions proposées et sur les possibles applications dans les AMP. Deux démonstrations ont déjà débouché sur des utilisations effectives de matériels dans les AMP.
L’Agence et les pôles Mer sont chargés de capitaliser le retour d’expérience de SURVEILLAMP et de consolider la démarche en accompagnant les gestionnaires dans le déploiement de ces nouveaux moyens et en faisant remonter les besoins d’innovation auprès des entreprises.