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La gestion intégrée des zones côtières (GIZC)

En 2014, seulement 1 % de la ZEE polynésienne bénéficiait d’une protection. Les stratégies s’orientent vers une vision d’aménagement du territoire avec une prise en compte du lien terre-mer. C’est la gestion intégrée des zones côtières et de la population.

Le Projet RESCCUE

Alors que les écosystèmes insulaires sont fragilisés ou détériorés par les effets du changement climatique et des pratiques sociétales actuelles, il convient de les protéger et de les restaurer.

C’est dans cet esprit que le projet RESCCUE (Restoration of Ecosystem Services against Climate Change Unfavorable Effects) propose de développer avec les acteurs locaux, des solutions économiques et financières à long terme en vue de sécuriser le financement de la gestion intégrée des zones côtières et notamment des aires marines protégées dans quatre pays du Pacifique dont la Polynésie française. Le projet est financé par l’Agence française de Développement et le Fond Français pour l’Environnement Mondial.

Sur une durée de quatre ans (jusque fin 2018), il vise, dans deux sites pilotes initialement identifiés par la PF (Opunohu-Moorea et les Gambier) :

  • à mettre en œuvre des actions concrètes pour une gestion plus intégrée des zones côtières, et
  • à développer des instruments de financement pérennes et additionnels au service de la gestion.

La maîtrise d’ouvrage est assurée par le Secrétariat de la Communauté du Pacifique (CPS) basé à Nouméa.

L’Agence française pour la biodiversité propose une liste d’actions s’articulant autour de quatre thèmes :

  •  la concertation,
  • la gestion,
  • l’évaluation et
  • le financement.

Un contrat unique lie la CPS et l’Agence, opérateur en charge de contractualiser avec ses différents partenaires associés. 

Zoom sur : PGEM Moorea

Le Plan de Gestion de l’Espace Maritime (PGEM) de Moorea, adopté en 2004 est un outil issu du code de l’aménagement de la Polynésie française ayant pour objectif d'assurer la gestion durable de l'espace lagonaire (50 ha). Ce PGEM vise également à contribuer au développement socio-économique de l’île.

En 2007, une association a été créée pour mettre en œuvre ce projet, qui malgré des acquis non négligeables, a peiné à trouver les ressources (juridiques, financières, humaines) nécessaires, pendant que le contexte de l’île de Moorea évoluait : démographie, nouvelles activités récréatives lagonaires, pêche en période de crise économique.

En 2014, à l’occasion des 10 ans du PGEM, la commune de Moorea-Maiao a lancé le processus de révision du PGEM en partenariat avec le gouvernement de la Polynésie française. Les autorités municipales accordent une attention particulière à la mise en place d’une concertation satisfaisante. Afin d’appuyer les acteurs de cette révision, les projets INTEGRE (financé par l’Union Européenne) et RESCCUE, (tous deux pilotés par la CPS) ont soutenu la réalisation d’une « feuille de route », co-construite avec les associations et les élus, permettant de conduire efficacement le processus de révision concerté envisagé.

L’Agence française pour la biodiversité qui appuyait ce processus de révision du PGEM est désormais coordinateur d’un groupement dans le cadre du projet RESCCUE et œuvre pour la concertation, les analyses juridiques, écologiques ou économiques, la mise en place de mouillages organisés et la définition d’actions de lutte contre l’érosion du littoral.

Date de rédaction : 08/2016