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Les aires marines protégées gagnent enfin le large Imprimer Envoyer
Six aires marines protégées en Haute-mer (au-delà des juridictions nationales), totalisant une surface de 285 000 km2 : c’est l’une des principales décision prises le 23 et 24 septembre, à Bergen, par les ministres d’OSPAR*.

* Convention pour la protection du milieu marin de l'Atlantique du Nord-Est  (convention Oslo-Paris)


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Plus que de simples zones reconnues pour leur intérêt en termes de patrimoine naturel, c’est un vrai réseau écologique qui a été mis en place le long et de part et d’autre de la dorsale médio-Atlantique. C'est la première initiative de ce genre dans le monde. Elle constitue un signal fort pour la communauté internationale, en cette année consacrée à la biodiversité.

Cette décision est également un des premiers résultats concret de la forte implication de la France et de l'Agence des aires marines protégées et de son travail technique et de concertation au niveau international. Le document "Cross-checking High Seas issues" réalisé par l'Agence, suite au colloque européen "2012, Marine Targets", a notamment été largement utilisé dans les discussions.

>> Communiqué de presse "Mise en place d'un réseau d'aires marines protégées en haute-mer"

 

 

amp_ospar_100x100Carte OSPAR des 6 aires marines protégées en Haute-mer

 

Les Zones Marines Protégées au titre de OSPAR en haute mer ont été désignées lors de la réunion ministérielle de septembre 2010. Elles préservent les milieux naturels et les espèces caractéristiques du large et des profondeurs.

 

Elles se situent de part et d’autre de la dorsale océanique formée par la rencontre des plaques continentales : les « chaines » et « monts » sous-marins ainsi formés abritent des suintements hydrothermaux, des récifs de coraux froids, des agrégats d’éponges et concentrent une biodiversité caractéristique comme les poissons des profondeurs dont certains sont exploités.

>> téléchargez la carte OSPAR des 6 aires marines protégées en Haute-mer

 

Par ailleurs la richesse des fonds se répercutent sur la colonne d’eau, d’autant que s’y rencontrent courants froids et chauds, générant une productivité primaire importante : logique d’y retrouver également des grands poissons pélagiques, des cétacés ou des oiseaux marins en surface. C’est bien l’ensemble fond et colonne d’eau qui doit être préservé.

 

Si les zones désignées sont connues pour abriter toute cette richesse, ce n’est qu’un début, puisque l’essentiel du domaine est inconnu et le réseau complet devra être complété au fur et à mesure des connaissances et de la prise en compte d’enjeux qui ne sont pas uniquement écologiques.

 

Outre ce fondement scientifique, le choix précis des périmètres est le résultat :

- d'un travail de partenariat avec la Commission pour la Pêche en Atlantique Nord-Est qui a fermé ces secteurs à la pêche aux engins de fonds et

- des négociations autour des demandes d’extension des plateaux continentaux, notamment de l’Islande et du Portugal.

Une « feuille de route » a été tracée pour améliorer le périmètre de la zone Charlie Gibbs dans ce contexte.

 

>> Site web OSPAR.org

>> Edition spéciale "Haute-mer" du Journal Le marin (12/2008) [ZIP, 6 MO]