| Patrimoine naturel de l’estuaire de la Gironde et des Pertuis |
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Un ensemble marin cohérent
- la mer des Pertuis (Breton, d’Antioche et de Maumusson),
- l’estuaire de la Gironde, - son panache.
La mer des Pertuis est nourrie par les fleuves et les estuaires. Cette eau douce, venant de terre, est riche en éléments nutritifs amenés par les fleuves : la Seudre, la Charente, la Sèvre Niortaise, le Lay et le Payré, et plus particulièrement la Gironde.
L’estuaire de la Gironde est un milieu peu artificialisé avec une biodiversité importante et emblématique (esturgeon d’Europe, maigre, crevette blanche…). Moins bien connu, vers l’ouest, le panache de la Gironde est formé par le brassage et le mélange des eaux douces de la Gironde dans l’Atlantique. Cette caractéristique confère au milieu une très grande fécondité et richesse.
Les Pertuis sont un haut lieu de migration des oiseaux limicoles (qui vivent et se nourrissent sur la vase). Les estuaires des fleuves côtiers forment également un couloir de migration pour de nombreux poissons amphihalins (qui se déplacent en eaux douces et en eaux salées), telle l’anguille. Dans les fonds de baies peu profondes, les jeunes soles trouvent leur nourriture. Les Pertuis constituent une mosaïque d’habitats entre fonds rocheux, vasières, panaches, estrans calcaires et sable.
> Le patrimoine naturel marin en une carte
> Le kakemono sur le patrimoine naturel
Un patrimoine d’exception méconnu et fragile
Il est difficile de connaître le milieu marin, peu accessible et mouvant. Néanmoins cette connaissance est indispensable pour mener à bien une politique de protection. Dans le périmètre du projet de parc, les vasières, les estrans calcaires, les estuaires et leurs panaches et les couloirs de migration sont des habitats relativement méconnus qui devront faire l’objet d’une attention particulière.
Le projet de parc possède une mosaïque de milieux et de fonctionnalités particulièrement bénéfiques à l’avifaune (ensemble des espèces d’oiseaux d’une région donnée) et aux poissons amphihalins. Ainsi, l’esturgeon d’Europe, en danger d’extinction, trouve dans les fonds sableux et vaseux de l’estuaire de la Gironde et de son panache l’une de ses dernières zones de nourricerie. La survie de cette espèce est donc intimement liée à la préservation de ces écosystèmes.
Le développement durable des activités maritimes est intimement lié à la protection du patrimoine naturel et de la qualité de l’eau : nombre d’activités socioéconomiques et de loisirs dépendent de la qualité des milieux.
> En savoir plus sur les richesses naturelles des estuaires et des Pertuis
L’espace marin en bref
Écosystèmes interconnectés et interdépendants.
Un lieu de vie primordial pour de nombreuses espèces :
des milliers d’espèces marines, de plancton, de bactéries et de champignons,
200 espèces de macroalgues, plus de 1 000 espèces d’invertébrés, 100 espèces halieutiques (qui sont pêchées) et 10 espèces de poissons amphihalins, 250 espèces d’oiseaux dont 40 d’intérêt patrimonial, 10 espèces de tortues et mammifères marins.
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Le projet de parc naturel marin sur l’estuaire de la Gironde et les Pertuis regroupe trois grandes zones, interdépendantes les unes des autres :
Le large, très poissonneux, est fréquenté par de nombreux oiseaux pélagiques (qui vivent loin des côtes) comme le fou de Bassan, le puffin des Baléares ou l’océanite tempête. C’est aussi une zone d’alimentation pour la tortue Luth, le requin pèlerin et les mammifères marins. poisson.jpg)
Selon leur cycle de vie, les espèces se déplacent dans différents milieux estuariens, côtiers et marins. Il est ainsi important de préserver une continuité entre les marais, les claires, les fleuves, les estrans, les pertuis et le large.

