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Bilan de la première phase de mise en oeuvre du plan d’actions dugong en Nouvelle-Calédonie – 2010-2015

17/11/2016 Patrimoine naturel - Connaissance - Nouvelle-Calédonie

L’Agence des aires marines protégées et les partenaires du plan d’actions dugong en Nouvelle-Calédonie ont réalisé un bilan des six premières années de mise en œuvre du plan d’actions en faveur de la protection des dugongs.

A l’initiative des provinces, le plan d’actions dugong a été mis en place en Nouvelle-Calédonie en 2010. Animé par l’Agence des aires marines protégées, il a été élaboré et mis en œuvre en partenariat entre la province Nord, la province Sud, la province des Iles Loyauté, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, le Sénat coutumier, l’Etat, le WWF et Opération Cétacés.

Une population fragile

En l’état actuel des connaissances, la population de dugongs de Nouvelle-Calédonie serait composée de 700 à 800 individus répartis dans le lagon entourant la Grande-Terre. C’est une population modeste, mais significative au plan international. Compte tenu des caractéristiques biologiques de cette espèce (durée de vie et taux de reproduction en particulier), la population de dugongs de Nouvelle-Calédonie n’est plus en mesure de supporter les mortalités causées par les activités humaines, et notamment celles liées aux actes intolérables de braconnage.

Les études montrent clairement que désormais, la mort non naturelle de quelques individus entraine inéluctablement le déclin de la population. Chaque individu compte à présent pour la survie de cette espèce protégée si emblématique de la Nouvelle-Calédonie.

Des pressions humaines

Les principales pressions humaines qui s’exercent sur la population de dugongs sont le braconnage, les prises accidentelles dans les filets de pêche, le dérangement et les collisions avec les embarcations. La dégradation de leur habitat (dégradation des herbiers ou de la qualité de l’eau notamment) peut également impacter la population. Une caractérisation plus fine de ces menaces et le renforcement des actions visant à les réduire constitueront des priorités de travail au cours de la phase 2 du plan d’actions (période 2016-2020).

Développement de supports de communication et d'éducation

La première phase du plan d’actions a permis de développer un ensemble de supports de communication et d’éducation. Le plan d’actions a été piloté par un groupe technique réunissant les acteurs concernés par la conservation de l’espèce et des financeurs. Un nombre croissant de structures s’est associé à la mise en œuvre de certaines actions de sensibilisation.

 

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