Partager cette page Imprimer cette page Ajouter cette page à mes favoris Conseiller cette page à un ami Agrandir les caractèresRéduire les caractères

Les réserves naturelles marines, pour protéger les cœurs de nature

Les réserves naturelles marines, qui concernent la bande côtière jusqu’à 12 milles nautiques, préservent les joyaux du patrimoine naturel marin : zones humides sous influence marine, concentrations d’oiseaux d’eau, sites de nidification, herbiers de zostères ou coralligènes en Méditerranée, sites de ponte de tortues, lagons, barrières de coraux ultra-marines et enfin, la vaste réserve de Kerguelen dans les Taaf. A travers plusieurs collaborations, l’Agence a souhaité s’appuyer sur le savoir-faire développé dans les réserves naturelles, depuis plusieurs décennies.

Les réserves naturelles marines 

Selon le code de l’environnement (articles L. 332-1 à L. 332-27), le classement en réserves naturelles marines concerne le domaine public maritime et les eaux territoriales françaises lorsque le milieu naturel ou des espèces marines présentent une importance particulière qu'il convient de soustraire à toute intervention artificielle susceptible de les dégrader. Elles assurent aussi une continuité terre-mer entre le littoral et l’espace côtier.

Consultez les finalités de création des AMP

Les Réserves naturelles (RN) ne peuvent être créées qu’en métropole et sur le territoire des DOM. Il existe trois types de réserves naturelles : 

  • nationales, mises en place par décret, en conseil d’Etat ;
  • régionales, créées par les conseils régionaux (ex : le Sillon de Talbert en Bretagne) ; 
  • les réserves naturelles de Corse, créées par la collectivité territoriale selon des statuts propres à l’île. 

Les réserves naturelles peuvent concerner des espaces marins, mais également abriter des sites importants à terre pour des espèces marines. Elles peuvent aussi assurer une continuité terre-mer intéressante entre le littoral et l’espace côtier.

Les réserves en quelques chiffres

  • elles représentent 1/5 des AMP (du fait de la grande réserve de Kerguelen), 0,31% des eaux sous juridiction française en métropole (1142 km²) et 0,26%  en outre-mer  (25 250 km²) ;
  • 31 réserves comportent une partie marine, dont 22 en métropole ;
  • une dizaine de réserves littorales ont de forts enjeux marins. 

La faune

  • un tiers des oiseaux marins sont dépendants des réserves naturelles pour la nidification,
  • 30 % des effectifs de limicoles côtiers dénombrés sur le littoral atlantique,
  • la plus importante colonie française de phoques veau-marin,
  • une des deux principales colonies françaises de phoques gris,
  • des sites de reproduction de tortues marines…

Les habitats

  • Les réserves comptabilisent la moitié des estuaires de la façade Manche et Mer du Nord, 7 % des vasières de la façade Atlantique, 18 % de la surface des lagunes méditerranéennes, 15 % de la surface des mangroves de Guyane…

L’Agence au service des réserves naturelles

Au niveau national 

Depuis 2007,  la quasi-totalité des réserves naturelles marines ont adhéré au Forum des AMP et se rencontrent chaque année au niveau national ou sur les façades maritimes. 

L’Agence est en partenariat avec Réserves naturelles de France. Différentes actions sont conduites conjointement, comme la contribution à la stratégie de création d’AMP, la mise en place des tableaux de bord de suivi des réserves naturelles, l’animation d’un dispositif de suivi inter-site sur les limicoles et le benthos.

L’Agence a soutenu le projet PAMPA qui permet de bâtir des indicateurs et tableaux de bord opérationnels de mesure de la performance des aires marines protégées. Elle participe aux dispositifs d’animation ou de soutien propres à l’outre-mer comme IFRECOR ou TEMEUM.

Au niveau local 

Le partenariat développé avec l’ONCFS et la LPO a permis l’acquisition de connaissances nécessaires à la gestion des RNN des Pertuis charentais grâce au  suivi de la macrofaune benthique par l’Université de La Rochelle. Les oiseaux limicoles, première richesse naturelle de ces réserves, se nourrissent de cette macrofaune. Ce projet s’inscrit dans le réseau national développé par RNF.

L’Agence intervient sur des actions expérimentales ou nécessitant une échelle plus large d’investigations. Exemples :

  • une campagne d’étude des milieux sous-marins rocheux en Guyane qui intéresse la RN du Grand Connétable ;
  • l’analyse stratégique régionale des Taaf qui conduira à mieux cerner les enjeux de la RN de Kerguelen ;
  • le partenariat avec la RN de l’Estuaire de Seine pour le suivi des populations de macreuses à plus petite échelle, 
  • la mise en place d’un espace muséographique avec la RNN des 7 Îles.

Les liens entre les réserves naturelles et les parcs naturels marins s’intensifieront au fur et à mesure du développement des actions communes : dans la gestion quotidienne de la RN de M’Bouzi, à Mayotte, dans la co-gestion de la RN d’Iroise, dans la mise en commun des protocoles de suivi et bases de données avec les RNN du banc d’Arguin et des prés salés d’Arès, dans l’articulation des gestions de la RN de Cerbères-Banyuls avec celle du parc naturel marin du golfe du Lion.