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Convention sur la diversité biologique (CDB)

L’Agence des aires marines protégées joue un rôle dans l’application de la Convention sur la diversité biologique, en particulier dans le cadre des décisions adoptées lors de la Conférence de Nagoya au Japon en 2010 (Cibles d'Aichi). L’objectif 11 d’Aichi engage les États à créer 10 % d’aires marines protégées d’ici 2020, la France s'étant pour sa part fixé un objectif plus ambitieux dans le cadre du Grenelle de la mer. Concernant les mesures de la CDB sur la haute mer, l’Agence soutient la réalisation de l’inventaire mondial des zones d’importance écologique et biologique (EBSAs), notamment dans le cadre de l’initiative globale pour la biodiversité des océans (GOBI).

Une approche écosystémique

La Convention sur la biodiversité biologique est dirigée par la Conférence des Parties. Elle fait progresser la mise en œuvre de la Convention par des décisions prises lors de réunions périodiques.

La France doit contribuer à un programme détaillé de travaux sur la biodiversité marine et côtière lancée par la septième Conférence des Parties (Malaisie, février 2004). Ce programme s'accompagne d’une série d’objectifs et d’actions visant à enrayer la perte de biodiversité aux niveaux national, régional et mondial. 

Les États ont pour obligation :

  • d’assurer la capacité des écosystèmes marins à fournir des biens et des services, 
  • d'établir un programme de travail sur les zones protégées en vue de mettre en place et de gérer des réseaux de zones marines protégées écologiquement représentatifs. 

Conférence mondiale sur la biodiversité de Nagoya (2010): des décisions importantes adoptées 

Le plan stratégique pour la biodiversité 2011-2020 définit 20 objectifs-clés pour 2015 ou 2020. 

Pour réduire les pressions directes sur la biodiversité, il a été convenu :

  • de viser de réduire à zéro le taux de perte des habitats naturels ;
  • d'empêcher l’introduction et l’établissement des espèces étrangères envahissantes d’ici à 2020. 

D’ici 2015, les multiples pressions anthropiques sur les récifs coralliens, et autres écosystèmes vulnérables impactés par le changement climatique ou l’acidification des océans doivent être réduits au minimum, afin de maintenir leur intégrité et leur fonctionnement. 

En outre, à l’horizon 2020, l’extinction des espèces menacées connues doit être empêchée et leur statut de conservation amélioré. La Conférence de Nagoya en 2010 a également reconfirmé le but qu’au moins 10 % des secteurs côtiers et marins, surtout les secteurs d’importance particulière pour les services liés à la biodiversité et aux écosystèmes, soient conservés à l’aide de systèmes bien interconnectés de zones protégées gérés efficacement et équitablement, et écologiquement représentatifs et à l’aide d’autres mesures efficaces de conservation à l’échelle des zones.  

De plus, la décision sur la biodiversité marine et côtière prévoit un examen détaillé des progrès accomplis dans le cadre du programme de travail et accentue les enjeux qui ont besoin d’une attention soutenue. Malgré des débats controversés sur le processus de soutien de la protection de la biodiversité marine dans les zones au-delà des juridictions nationales, la Conférence a atteint un consensus sur un procédé pour identifier les secteurs écologiquement et biologiquement significatifs (ecologically and biogically significant areas ou EBSAs) à l’aide d’une série d’ateliers régionaux. L’Agence des aires marines protégées pourra contribuer à cet objectif en fournissant ses données spécifiques au centre d’agrégation qui sera mis en place par le secrétariat de la CDB. Cette contribution se fera en particulier dans le cadre de son engagement dans le projet GOBI – Global Biodiversity initiative. Les travaux dans le cadre de la CDB visent finalement à fournir l’information scientifique à l’Assemblée générale des Nations Unies aussi bien qu’aux organismes internationaux et régionaux compétents pour mettre en application des mesures de gestion dans la Haute mer.